Compte rendu de la Commission des Finances du Conseil de Direction du 21 janvier 2008
Le Conseil de Direction, réuni pour la première fois depuis les élections 2008, a permis à Richard Descoings d’exposer l’état du budget de Sciences Po.
Au niveau des ressources, Sciences Po se diversifie, avec une augmentation de ses ressources propres (subventions des collectivités et d’administrations autres que l’enseignement supérieur, mécénat, dons de particuliers, recettes sur les activités propres - vente de livre par ex., etc).
Il y a un soutien toujours très important de l’Etat, qui n’a jamais autant investi et qui suit l’évolution de Sciences Po en maintenant constant sa part relative, ce qui suppose une augmentation en valeur absolue, et ce, malgré les changements de gouvernement et des majorités parlementaires, ce qui est rassurant. De plus en plus d’entreprises choisissent de reverser leur taxe d’apprentissage à Sciences Po, même si la concurrence avec les autres établissements est rude.
Au niveau des dépenses, la masse salariale augmente, représentant aujourd’hui 50% du budget total de 100 millions d’euros, ce qui s’explique par le fait que Sciences Po est prestataire d’un service, i.e. l’enseignement. Il est donc normal que sa dépense principale soit les salaires. Il y a plus d’élèves, donc plus de professeurs et plus d’heures enseignées par professeur - c’est une augmentation de volume et pas du salaire en lui-même (sauf pour les professeurs de langue dont le salaire était netemment inferieur de ceux des autres maîtres de conférence, qui est de l’ordre de 67 euros brut par heure).
Richard Descoings dit aussi qu’il entend souvent dire que Sciences Po coûte cher. Comparativement à une faculté, on devrait employer 750 professeurs de plus. Enfin, le taux de 50% du budget pour les salaires est assez bien situé comparativement aux autres établissements. Certes, le crédit libre est plus important, mais cela est dû à une structure différente des universités.
La dépense de fonctionnement est stable malgré une augmentation de l’activité, ce qui accuse d’un gain de productivité. Il y a une baisse des charges des loyers qui est reporté sur l’augmentation des ammortissements des investissements.
L’augmentation des ressources propres a permis au budget 2007 d’être equilibré par rapport aux prévisions d’un déficit d’un million à cause de l’achat de l’ancien bâtiment de l’ENA. L’emprunt a pu etre absorbé par cette augmentation.
Richard Descoings se félicite également d’une augmentation de 60% des ventes des presses de Sciences Po, même s’ils sont encore déficitaires : selon lui, il est mieux de coûter plus et de vendre plus que de ne rien vendre et coûter quand même…
Il y a un gros effort pour obtenir des subventions de l’U.E - avant, Sciences Po n’etait pas près à répondre aux appels d’offre de la C.E mais a développé maintenant des structures permettant de le faire, donc il y a une augmentation des financements européens.
Au niveau des bourses et des aides sociales, il y a eu depuis 2000 une augmentation de 500% des bourses, et de 400% du nombre de boursiers (plus de boursiers avec des bourses plus importantes). Près de 20% des étudiants sont aidés par Sciences Po. Richard Descoings tenait à rappeler que si l’on pouvait croire que le budget pour les bourses diminuait, c’est que, auparavant, Sciences Po avait pris l’initiative d’aider les étudiants de la CE, alors que maintenant la commission européenne a adopté une résolution obligeant l’Etat à le faire, donc cette partie du budget disparait. J
Au niveau de la campagne de collecte des fonds, 650 anciens ont participé, et le but fixé est presque atteint, mais il est trop tôt pour donner des résultats sûrs.
Après cette présentation assez globale, le directeur a défini les deux défis de l’année 2008 :
- Le nouveau gouvernement veut augmenter le budget de l’enseignement de 50%, mais cette augmentation devrait bénéficier aux universités et pas à Sciences Po. En ce moment, le contrat de 4 ans qui lie l’Etat a Sciences Po est entrain d’être renouvellé, donc Richard Descoings négocie pour savoir si il est possible d’obtenir une augmentation. Pareil pour la ville, qui a des moyens plus importants pour le supérieur, mais il est sceptique sur son possible financement, sachant que la ville préfère développer les facultés franciliennes. Il a une reunion avec le maire à ce sujet bientôt.
- La saturation de la place. Il n’y a aucune mention dans le budget d’un campus en Île de France parce que, selon Richard Descoings, comme la décision n’est pas prise et que ce n’est pas sûr, il n’a pas été inclu. Le directeur s’est demandaié comment résoudre le problème de place, sachant que les trois grandes voies de sélection (mention TB, CEP, concours) attirent chaque année plus de monde.
Posted: janvier 21st, 2008 under Compte rendus, Conseil de direction.
Comments: 1
Comments
Pingback from InterZaide - Fac Verte » CR du Conseil de Direction du 28 janvier : Valentin Lautier, représentant IZFV, est élu Vice-Président étudiant !
Time: 30 janvier 2008, 22:16
[…] S’ensuit la constitution des groupes de travail. Les cinqs groupes de travail sont : - Admissions et Diversité - Evolution des premiers cycles - Evolution des masters - Evolution des scolarités - Bourses et Aide Social Ensuite, le Conseil traite du budget et des résolutions, au nombre de 5. Richard Descoings résume la Commission des Finances et apporte les réponses aux questions qui ont été posées, c-à-d connaître les coûts des inscriptions et de l’examen d’entrée. En tout, cela représente des dépenses de 430,000 euros et des recettes de 390,000 euros. Il présente donc un budget à l’équilibre, avec une augmentation des ressources propre, une campagne de dons réussie, et se pose des questions pour la reconduite du contrat avec l’Etat (cf. CR Commission des Finances). Richard Descoings précise que c’est un budget qui manque d’ambition parce qu’il préfère ne pas s’avancer sur l’augmentation des ressources propres et sur l’augmentation des subventions de l’Etat, c’est donc un budget a minima. […]
Write a comment