Compte-rendu : Conseil de Direction du 25 Juin 2007
1. Décision sur la création de l’Ecole de la communication
Laurent Bigorgne remercie les représentants étudiants qui ont participé au GT sur l’Ecole de la Communication : la maquette pédagogique a bien été retravaillée pour prendre en compte nos remarques et craintes. Tous les étudiants de l’Ecole auront donc bien le droit de prendre 2 langues vivantes, et les enseignements de tronc commun, qui permettront de faire le lien avec les autres Masters de Sciences Po, seront maintenus. Une partie des cours de langue seront également dispensés dans des conférences communes aux autres Masters.
D’autre part, l’entretien pour l’entrée à l’Ecole de communication sera bien un entretien d’orientation, non éliminatoire pour les étudiants issus du Premier Cycle de Sciences Po.
Deux conventions ont été signées : partenariat de Sciences Po avec l’école des Beaux Arts et école des Arts Décoratifs, permettant d’accueillir quelques étudiants de ces établissements dans un double cursus avec Sciences Po.
Tronc commun : les représentants étudiants demandent à ce qu’il y ait un maximum de choix : dans le bloc « Pensée Politique », permettre aux étudiants de l’Ecole de Communication de choisir le cours « Politique des Sciences et Civilisation » de Bruno Latour ou d’autres enseignements comme le cours d’ « Enjeux Politiques ». L.Bigorgne : Ce sera possible dans la limite des conflits horaires.
Par ailleurs, il y aura des « workshops » de sciences sociales, faisant intervenir tant des enseignants-chercheurs que de praticiens. Un format intéressant dont il s’agira de tirer un bilan pour considérer un développement dans d’autres masters.
Christian Lequesne : demande quel sera le positionnement de cette Ecole par rapport à la concurrence nationale et internationale.
Le marché français est très fragmenté : des centaines d’écoles avec des niveaux de diplôme variés, souvent faibles. Le seul établissement qui se détache du lot est CELSA, bien évalué par les entreprises, travaille aussi en Public Relations, évènementiel. Les entreprises ont encore du mal à mesurer ce que rapporte l’investissement dans la communication.
La valeur ajoutée d’une telle formation Sciences Po : les fondamentaux de sciences sociales et humaines, ne pas se contenter de la technique de la communication mais aussi connaître les phénomènes sociaux/les stratégies entrepreneuriales qu’il s’agit de communiquer (par ex, dans le cadre de campagnes de communication institutionnelles stratégique), ce que les autres écoles ne fournissent pas.
IZFV demande à connaître les avancées quant à l’emplacement immobilier de l’Ecole, en rappelant le besoin de ne pas isoler les étudiants de l’Ecole et de favoriser les lieux de rencontre avec les autres Masters.
Le plan immobilier n’est pas encore arrête, mais plusieurs masters seront certainement rassemblés dans un même bâtiment afin d’assurer cette circulation.
UNI : demande à ce qu’un bilan soit tiré au bout d’un an, afin d’évaluer si la charge de travail dans l’Ecole de communication est adéquate, de même que le format de l’alternance etc.
Le directeur de l’Ecole, Jean-Michel CARLO, se tient à la disposition des étudiants et des représentants syndicaux pour toute question ou concertation.
L’Ecole de la Communication est créée par vote à l’unanimité.
- Dispositif transitoire pour l’admission à Bac+1
La suppression de l’admission à Bac+1 a été votée en Conseil de Direction : cependant cette mesure est arrivée trop tard (mars) pour les bacheliers 2007 qui avaient déjà prévu de s’inscrire en Classe Préparatoire afin de tenter le concours de Sciences Po Bac+1 en 2008. Pour remédier à ce problème la Direction propose un dispositif transitoire, permettant aux étudiants de niveau Bac+1 de passer les épreuves d’entrée à Sciences Po en 2008, mais uniquement pour s’inscrire en 1e année (et non en 2e année) de Sciences Po.
IZFV remarque que cette difficulté aurait dû être prévue par la Direction au moment du vote de la suppression de la procédure Bac+1 et qu’il aurait fallu prendre des mesures transitoires dès la décision initiale, pour plus de clarté et moins d’insécurité juridique.
La Direction considère que cette transition n’est pas un report de la réforme pour une durée d’un an, mais une mesure de mansuétude à l’égard des bacheliers de cette année. La réforme (suppression de l’admission en 2e année à Bac+1) est maintenue, puisque ces étudiants ne pourront entrer en 2e année et se verront inscrits en 1e année.
UNEF et IZFV considèrent que le dispositif transitoire ne fait que compliquer davantage la réforme, en créant une situation intermédiaire.
UNEF : ce n’est pas une mesure de mansuétude, car elle pénalise les étudiants ayant déjà fait une année de prépa, en les faisant entrer en 1e année à Sciences Po. Le différentiel de niveau entre ces étudiants et les élèves entrés en 1e année tout de suite après le bac serait aberrant. Dans ce cas-là, il est plus logique de simplement reporter la suppression de l’admission à Bac+1 d’un an, et permettre effectivement aux étudiants d’entrer en 2e année y compris en 2008-2009.
IZFV : un dispositif de transition est nécessaire, mais la forme de la résolution proposée par la Direction n’est pas optimale ; elle rend la réforme plus opaque. Il vaut mieux prévoir la suppression de la procédure Bac+1 pour 2009, et communiquer dès maintenant, de manière claire et univoque, afin que tous les bacheliers puissent savoir à quoi s’attendre dans les prochaines années.
François Heilbronn : suggère que Sciences Po diffuse mieux ses décisions et réformes dans la presse étudiante généraliste.
La Direction n’a pas souhaité répondre à ces objections et a proposé de passer directement au vote, invitant les représentants étudiants à se prononcer CONTRE, dans la cas où la forme actuelle de la résolution ne les satisfait pas.
La résolution est adoptée à 18 voix pour, 5 voix contre.
Les représentants étudiants manifestent par ailleurs leur volonté de relancer le plus rapidement possible la réflexion sur la réforme du concours Bac0, amorcée au mois de janvier en GT (déplacement éventuel des épreuves en Juillet, entretien oral, aménagement éventuel du contenu des épreuves). Bien qu’il n’y ait pas consensus, la Direction propose de relancer la réflexion dans le Conseil de Direction de la rentrée.
- Bilan de l’aide sociale
La Direction remercie les salariés du service de l’aide sociale pour leur efficacité et dévouement, ainsi que les représentants étudiants participant à la Commission de Suivi Social.
UNEF : demande comment s’explique la baisse du montant accordé aux aides à la mobilité.
L.Bigorgne : de plus en plus d’étudiants choisissent comme destination des pays en voie de développement ou des pays dont le différentiel de niveau de prix, comparé à la France, n’est pas de nature à justifier une aide à la mobilité. Par contre, il y a peut-être des pistes pour augmenter les aides à la mobilité en valorisant le fait que certaines universités partenaires ne demandent pas à Sciences Po de payer l’équivalent des droits de scolarité, ou dans le cas où ces droits de scolarité sont inférieurs à ceux perçus à Sciences Po.
IZFV : fait remarquer que le bilan de l’aide sociale ne précise pas combien d’étudiants de Sciences Po bénéficient d’une aide au logement sous la forme de la réservation d’une place à la Cité Universitaire Internationale de Paris (CIUP). A ce sujet, nous insistons à nouveau sur le projet de construction de la Maison de Sciences Po à la CIUP, prévu depuis des années.
R. Descoigns précise que la situation du projet s’est dégradé, car les parcelles sur lesquelles Sciences Po comptait construire sont en co-propriété de la Ville de Paris, qui souhaite y placer des logements sociaux. Il y a maintenant un double désaccord, entre Sciences Po et la CIUP, et entre la CIUP et la ville de Paris.
L. Bigorgne : il y a actuellement plus d’une centaine d’étudiants de Sciences Po bénéficiant d’un logement CIUP, essentiellement les étudiants issus de la procédure ZEP mais aussi étudiants internationaux, pour de plus courtes périodes.
Christian Lequesne : fait remarquer que la contribution des Anciens à l’aide sociale reste faible par rapport aux donations des Alumni dans certaines universités anglo-saxonnes. Qu’en est-il du projet de souscription auprès des Anciens ?
R. Descoigns : Sciences Po a tous les moyens nécessaires au lancement de la campagne de souscription, mais il manque encore le rescrit fiscal, l’assurance que les sommes versées par les Anciens seront déductibles de leur impôt sur le revenu. La direction espère que la situation soit débloquée à la rentrée, après les réformes actuelles de la fiscalité. Il est impossible de lancer une campagne tant que cela risquerait de déboucher sur du contentieux fiscal pour les Anciens, cela ferait perdre toute crédibilité à Sciences Po.
Posted: juin 27th, 2007 under Compte rendus, Conseil de direction.
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