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Dijon : pour une cohérence accrue du cursus est-européen !

Dijon… Retour aux sources pour le bras InterZaide de notre alliance. InterZaide est en effet né en 2001 avec la participation de certains étudiants dijonnais. Aujourd’hui, c’est donc la deuxième génération, enrichie de la coopération avec Fac Verte, qui est venue débattre avec les étudiants de première et deuxième année.

Au centre de leurs préoccupations, la cohérence de leur parcours :

Cohérence dans l’apprentissage des langues rares que sont le polonais, le hongrois et le tchèque. Les étudiants s’inquiètent des échos de ces anciens dijonnais contraints d’abandonner une langue à cause de l’insuffisance de l’offre pédagogique.
Cohérence de leur spécialisation sur l’Europe centrale et orientale : les étudiants demandent que leur soit donnée la possibilité de d’approfondir cette valeur ajoutée, dans le cadre de plusieurs Masters, par des enseignements adaptés. Des enseignements qui pourraient très bien se substituer aux cours « bis » imposés en Master à des étudiants qui les ont déjà suivis à Dijon (vie de l’entreprise). Ceux des étudiants qui projettent de poursuivre leur scolarité en Affaires Publiques s’étonnent du caractère très « franco-français » de ce cursus et réclament une logique « beaucoup plus comparatiste » qui, en incluant les problématiques est-européennes, leur permettrait de se préparer un avenir dans les administrations de leurs pays.
Cohérence enfin de leur diplôme : Sciences Po se doit de promouvoir son diplôme auprès des administrations et des entreprises d’Europe centrale et orientale. « Sciences Po ? Ah oui, les sciences politiques à la Sorbonne » est un air qu’on leur joue trop souvent à leur goût. Ils demandent donc une présence accrue de l’école dans les salons de l’éducation de ces pays.

Deuxième débat majeur : la question du financement de Sciences Po.

Attendus au tournant sur la question des droits de scolarité, Alexeï et Jean-Christophe ont eu l’occasion de réaffirmer la position de InterZaide – Fac Verte en la matière. Nous tenons à repenser et à réajuster la seconde réforme, tout en maintenant notre soutien au principe de solidarité entre étudiants illustré par la première réforme.
Les étudiants ont également tenu à ce que nous précisions notre proposition de diversifier les sources de financement de Sciences Po. Non à la privatisation totale de l’école. Mais oui à une participation très encadrée du capital privé, c’est ce qui est ressorti de cet échange. Les conditions que nous exigeons ensemble sont les suivantes : que cette participation bénéficie à tous et qu’elle soutienne significativement l’effort de recherche dans les Masters du même nom. Surtout, pour préserver la liberté de choix de cursus de chacun, délégués et étudiants se sont accordés pour qu’il n’y ait jamais de lien direct entre l’origine des fonds et l’étudiant.

Une longueur d’avance :
Avec la direction du premier cycle, les représentants d’InterZaide – Fac Verte ont d’ores et déjà abordé l’intégration du développement durable dans les pratiques du premier cycle. Quel que soit le sort des urnes, nous reviendrons donc au printemps avec dans nos bagages un projet complet pour la mise en place de mesures de tri du papier et d’économies d’énergie.

Menton hier, Dijon aujourd’hui : soleil méditerranéen et neige bourguignonne. L’amplitude thermique a bien failli être fatale à Jean-Christophe, qui était des deux voyages ! Blague à part, au-delà du thermomètre, un souci commun aux deux cycles est frappant : celui d’être mieux intégrés. A bon entendeur, salut !

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